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Guide – Comment construire son deck ?

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Guide -Construire Son Deck

On me demande souvent une decklist qui fonctionne en ladder, la liste que je joue moi-même ou une liste « générique », que ce soit pour monter vétéran ou essayer d’être dans les top vétérans, ou alors on me demande de revoir, parfaire, améliorer une liste. Comme l’a dit un ancien joueur d’échecs professionnel reconverti en joueur de jeu de cartes professionnel, deux choix s’offrent à soi : le premier, le plus aisé est sans doute de recopier la liste en vogue du moment, la liste d’un champion ayant gagné un tournoi ou la liste d’un « top ladder », elle permettra aisément de battre des adversaires jusqu’à un certain niveau, de monter en ladder et de trouver un certain plaisir… Mais il existe un chemin plus long, plus laborieux mais aussi plus excitant et plus enrichissant qui pourra permettre à n’importe quel joueur qui s’en donnera les moyens d’atteindre ses objectifs : en créant son propre deck ! Vous avez obtenu vos premières cartes grâce à notre guide 15 boosters en 3H ? Découvrez quelques pistes pour y parvenir dans ce guide !

Pour ce qui est du choix du Dieu, choisissez tout simplement ce qu’il vous plait, convenablement jouées toutes les classes vous permettront d’atteindre vos objectifs, Dieu à la mode dit « top tier », Dieu aux graphismes qui vous font craquer, Dieu ayant les cartes qui conviennent le mieux à votre approche stratégique, peu importe, choisissez ce qu’il vous plait et suivez moi !

DIFFERENTS TYPES DE DECKS:

Il convient ensuite de déterminer le type de deck que vous voudrez jouer, de l’OTK (one turn kill) incroyable à l’ultra aggro en passant par les contrôles ou autres, une multitude de choix s’offrent a vous !

Commençons d’abord par les considérations stratégiques et tactiques car comme le dit le proverbe, pour partir en guerre, il vaut mieux avoir un plan ! Il existe donc quelques approches tactiques principales :

Le jeu agressif :

Dit  » aggro » qui accélère l’attaque des dofus par des charges, des invocations comme les glaies ou les grouilleux et qui a également des cartes pour faire passer ses propres invocations que ce soit des sorts tels que des blasts, ou des invocations comme Adamaï et des Arakne ( on parlera en général de removals ).

courbe de PA du speedor, le Xelor ultra aggro
Le jeu contrôle :

Avec un deck rempli de réponses aux cartes adverses et à leurs effets, un jeu de contre où l’initiative n’a plus d’importance. Que ce soit un contrôle qui tue par « meule » ou par le card advantage qu’il génère petit à petit…

Les decks combo :

Tel que par exemple l’OTK, le « One Turn Kill », généralement aussi dévastateur que peu stable est toujours très fun à jouer !

Une fois votre ébauche de plan de bataille ou simple volonté stratégique en tête, nous allons considérer la vitesse ou tempo du deck, il existe ici aussi d’ailleurs 3 archétypes ou simples axes principaux autours desquels nous pourrons décider d’une multitude de choix :

Les decks « early » :

Decks cherchant généralement à prendre l’initiative. Ils s’efforcent à développer une activité sur le board le plus vite possible, ce rythme convient tout particulièrement à une tactique agressive et un deck dit « ultra aggro » sera donc un deck agressif très early !

Les decks « mid » :

Qui développent le gros de leur activité en milieu de partie, on pourrait dire à partir du 4ème ou 6ème tour, mais cela reste subjectivement relatif à la méta, les decks mid sont en général agressifs ou invasifs, ou encore des decks mixant des stratégies plus ou moins de contrôle et plus ou moins agressives.

Les decks « late » :

Ou tardifs qui mettent du temps à développer leur jeu, ce sont en général des decks contrôles ou avec des stratégies particulières, tels que la meule, les otk, les fatigues…

 

Il est intéressant de noter que si certaines tempo semblent amener ou obliger un type de stratégie comme par exemple l’early qui ne pourra être qu’aggro, ce sont en fait des automatismes de facilité :

On peut tout à fait imaginer un OTK qui meublerait l’early et le mid par un semblant d’aggro et de la pioche, celui-ci masquerai d’autant mieux son combo ! Ou encore, un iop aggro late qui contrôlerait jusqu’à sortir des combos tels que protoflex + charge, requinou + jab + autorité et autre purpuce + compulsion + lait de bambou ! Ce ne sont que des axes autours desquels vous construirez votre deck, comme votre gameplay d’ailleurs!

Vient maintenant le moment venu de la construction du deck à proprement parler, tous à vos collections, choisissez vos cartes :

CONSTRUCTION DU DECK :

Il existe trois méthodes principales de construction de decks :

La construction à la card value :

Méthode basée sur la valeur intrinsèque des cartes, par exemple si on a besoin de créatures pour X PA, on prendra celles qui présentent les meilleures stats et on préférera par exemple une 4/4 avec 3 PM pour 3 à une 3/3 avec 2 PM pour le même coût, quels que soient les effets de la carte aux stats les plus faibles. Cette méthode est la méthode de base en draft, le joueur se contentant de sélectionner les cartes à la value pour les 25 à 35 premiers picks (choix) puis harmonisera sa courbe de PA (nous en reparleront plus tard). Cette méthode est la plus répandue et si on peut considérer que la value des cartes intrinsèques et la valeur synergique des cartes entre elles sont 2 opposées d’un même spectre, à l’heure actuelle la tendance est à la « card value » mais cela n’est ni définitif, ni restrictif, au contraire, à vous de créer, d’inventer et de choisir votre façon de faire votre deck !

Courbe de PA d’un ambitieux deck de draft « chacha/moogron » construit entre card value et synergies spécifiques!
La construction par choix de cartes spécifiques pour combo:

Partons sur une combo, par exemple un OTK, on choisi tout d’abord les cartes de la dite « combo », les Dente plus le Rollback pour un Xelor Rollback par exemple, mais aussi des cartes pour pouvoir amener cette combo, gérer en attendant de pouvoir la mettre en place, et ce n’est que l’exemple considéré ici. Pour un Xelor Rollback, on aura des blasts, dont certains donneront même des PA, des removals en tout genre et quantité de cartes pour temporiser et mettre en place la combo. Les decks combo sont en général des decks mid/late ou late en fonction du nombre de cartes de la combo et des conditions pour pouvoir la réaliser ( conditions de PA, conditions sur le board…). Ici, la difficulté sera un bon équilibre tant dans la curve (courbe) de PA, que dans le nombre de sorts ou d’invocations et la gestion de sa main en terme de pioche et du nombre de carte. Il faudra avoir les réponses à l’adversaires que ce soit des removals ou des invocations , essayer de pouvoir piocher sa combo le plus vite possible et faire attention à ne pas se meuler et à diminuer les chances de se retrouver avec un maximum de cartes « inutiles » en main pour un trop grand nombre de tours.

Courbe de PA d’un sadida combo qui simule un deck aggro early!
La construction par synergies particulières :

On parle ici de synergies de cartes entre elles, qu’il s’agisse d’un groupe de cartes de la même famille comme les chachas ou les gelées, ou que ce soit des synergies entre des cartes de groupes différents comme des scarafons avec des moogrons, des chefs chuchoteurs, Az ou Moon, l’effet recherché étant ici le boost de créatures rapides et peu chères en PA… Un deck construit suivant ce modèle pourra comporter des cartes généralement considérées comme faibles, parce que fortes de par une ou des synergies particulières. Les decks à synergies particulières sont également durs à appréhender du fait que l’équilibre est difficile à trouver et dépend souvent du tirage, mais pas de problème, les PA, l’optimisation des tirages, l’adaptation à la méta et les améliorations de decks sont les prochains points que nous allons éclaircir ensemble pour finaliser la construction de notre deck.

Curve de PA, adaptation à la méta et améliorations :

La curve c’est un peu « l’expression de l’optimisation de la draw », ce qui signifie pour être plus clair qu’elle doit correspondre au mieux à la tempo désirée en terme de probabilité de tirage et de besoin. Un deck « ultra aggro » aura par exemple 18 « Tour 1 » environ, ce qui correspond à exactement 40% de notre deck, et ce qui signifie ici qu’à chaque carte, on a 4 chances sur 10 de piocher un T1 si indispensable à l’initiative et à la prise de board en début de partie… On découvre ici que faire un deck efficace ne laisse pas grand chose au hasard… On voit souvent des joueurs calquer un modèle de curve , cette idée non sans intérêt est restrictive et peut ne pas nous laisser découvrir une courbe « optimale », chaque courbe étant propre à chaque deck. Ainsi j’ai découvert avec le temps que la meilleure courbe de PA dépendait de la tempo mais également des spécificités de chaque classe. On peut aussi observer des joueurs ayant des courbes dites trop late avec des coûts de PA moyen par carte trop élevés s’auto-meuler à presque chaque partie… Il devient évident qu' »alléger » le coût moyen de PA par carte ou « alléger » la courbe de PA du deck serait une réponse, une solution !

De même je vous conseillerais personnellement de toujours considérer le coût moyen de PA par carte dans votre deck et de le comparer au coût moyen de PA par carte des decks que vous affrontez.

On touche également alors  à ce qui est de l’ordre d’adaptation à la méta, dans une méta au coût moyen de 4 PA par carte et plus, par exemple, il sera fort aisé pour des decks ayant un coût moyen de 1.7 PA par carte de « rusher »…

En fait, quantité de considérations entreront en compte, dans une méta pleine de removals, on verra apparaître plus d’inciblables et dans une méta pleine d’aggro, on verra apparaître des decks contrôles plutôt mid… Comme au poker, il s’agira ici en fait de prendre le contre-coup de la méta, du moins d’essayer, mais la méta n’étant encore qu’un bébé dans Krosmaga, vous trouverez peut être un des decks qui révolutionneront la méta ou qui la feront, qui sait…

Il faudra en général plus de temps pour « sortir » un deck viable qu’on ne se l’imagine, pour certains decks , certains joueurs, il ne faudra que quelques centaines de parties, pour d’autres il en faudra un millier ! Quant à l’amélioration du deck, elle se fera avec parcimonie, car il s’agira d’abord de déterminer d’où viennent les difficultés et c’est souvent plus subtil que « telle carte est nulle, je vais mettre celle la à la place elle fera le café ». De plus si on y réfléchit, on ne peut qu’imaginer que l’on ait besoin de temps pour apprendre à jouer un deck que nous avons construit.

Et je rappelle encore une fois de plus que faire son deck en combinant les méthodes citées plus haut sera plus long mais bien plus gratifiant que de partir sur une semi-réflexion du type « Pour faire un deck c’est facile, il suffit de mettre 5 infinites cheatées et jouer tel Dieu pour gagner ! ».

Les fruits de centaines de games de construction payent leurs fruits même en low cost!!!

De plus, ce sont les decks les plus surprenants et les mieux construits qui seront les plus efficaces, pas les decks les plus « chers » aux cartes les plus « cheatées », même si à un certain niveau, optimiser un deck peut revenir à simplement remplacer une carte basique par une infinite à l’effet probant… Et c’est là que Krosmaga est un jeu formidable, on a plus besoin d’imagination que de kamas…

En attendant de vous retrouver en ladder avec vos créations, je vous souhaite bonne chance et bon jeu!

 

imafish4u

 

 

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